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Ponte Vecchio
Pont médiéval (1345)
composé de trois arches qui traverse l'Arno, le Ponte Vecchio héberge
depuis toujours des boutiques artisanales. Aujourd'hui, ce sont surtout
des orfèvres. Ayant survécu aux bombardements de la seconde guerre
mondiale, il a pu conserver le très précieux Corridoio Vasariano qui
relie Palazzo Vecchio à Palazzo Pitti, et qui fut construit par les Médicis
pour des raisons de sécurité. Très fréquenté tout au long de la journée,
il offre une splendide et romantique vue sur le fleuve. |
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Basilica
di Santa Maria Novella
La construction de l'église
de Santa Maria Novella vit le jour en 1279 sur ordre des Dominicains et
accueillit jusqu'en 1490, entre autres, les oeuvres de Leon Battista
Alberti qui complètent la façade, de Masaccio, le premier à appliquer
les règles de la perspective dans la fresque de la "Trinità",
de Domenico Ghirlandaio, de Filippo Brunelleschi, de Filippino Lippi et du
Giotto. Aujourd'hui, avec ses cloîtres et ses chapelles cet ensemble représente
un vrai trésor de la Renaissance florentine.
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Campanile
di Giotto
Le campanile du Duomo fut
conçu par Giotto en 1334, lequel ordonna le commencement des travaux la même
année. Il mourut seulement trois ans après, laissant la construction de
la haute tour (85 mètres) à Pisano dans un premier temps, puis à
Talenti. Comme le Duomo, il possède la classique polychromie verte, rose
et blanche dans les marbres. Le plan est carré et décoré de caissons et
de sculptures. La construction est rendue plus légère grâce aux fenêtres
à deux et trois ouvertures.
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Basilica
di Santa Croce
La construction de la
basilique di Santa Croce a donné du travail à des maçons et des
charpentiers pendant quasiment tout le XIVème siècle. De style gothique,
les trois nefs accueillent les urnes des plus illustres personnages de
l'histoire italienne comme Machiavel, Michel-Ange, Galilée et bien
d'autres. De plus, des chef-d'oeuvres comme les fresques du Giotto,
L'"Annunciazione" de Donatello et la Chapelle de' Pazzi (oeuvre
de Brunelleschi) sont présentés. Près de la basilique, il y a le cloître
et le musée de l'Opera di Santa Croce. La façade et le campanile datent,
en revanche, du XIXème siècle.
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La
place de la Seigneurie
Ancien forum de la vie
politique, la place de la Seigneurie regroupe certains des principaux
monuments florentins. La loggia, une galerie en plein air, abrite
des sculptures fameuses. Citons en particulier, le magnifique Persée
de Benvenuto Cellini et l'Enlèvement d'une Sabine de Jean Bologne.
Une copie du sémillant David de Michel-Ange monte la garde devant
le Palazzo Vecchio. Ce palais gothique, massivement redécoré par
Vasari, fait office d'hôtel de ville depuis 1322. La tour caractéristique
dont il est flanqué fait partie des symboles de la ville. Le couloir
de Vasari relie le Palazzo Vecchio au musée des Offices et traverse
l'Arno par le Ponte Vecchio jusqu'au palais Pitti. Les Médicis
empruntaient ce corridor privé pour rejoindre leurs différentes résidences
sans avoir à se mêler à la populace. Il renferme aujourd'hui une
collection de portraits.
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Le
Musée des Offices
Près des berges de l'Arno, le musée
des Offices, connu dans le monde entier, présente l'évolution de la
peinture italienne des primitifs jusqu'au XVIIe siècle. Vous pourrez vous
extasier, entre autres, devant la Naissance de Vénus de
Botticelli, la Vénus d'Urbino du Titien, la Sainte Famille
de Michel-Ange ou le portrait du duc d'Urbino par Piero della Francesca.
S'il vous reste encore un soupçon d'énergie
en sortant des Offices, longez le fleuve jusqu'au ponte Vecchio (XIVe
siècle), chargé de boutiques d'orfèvrerie. Les touristes doivent
remercier Côme 1er de Médicis d'avoir fait remplacer par un commerce
plus inodore les boucheries qui l'encombraient jadis. Ce pont est le seul
à avoir échappé aux bombardements de la Seconde Guerre mondiale.
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Santa Croce
Si la tête vous tourne en quittant l'église
Santa Croce, pas de panique. Vous aurez sans doute succombé au
stendhalisme, un mal qui touche une douzaine de visiteurs par an. La
souche du virus remonte au début du XIXe siècle, époque à laquelle l'écrivain
français reçut un choc culturel fulgurant en visitant l'édifice. Derrière
les motifs géométriques de la façade en marbre polychrome reposent des
Florentins que le pas des touristes ne risque pas de déranger. Parmi les
hôtes illustres des très nombreux tombeaux, Michel-Ange, Machiavel et
Galilée ne sont pas des moindres. Des oeuvres de Giotto et de Della
Robbia décorent les différentes chapelles et on doit le paisible cloître
au génie de Brunelleschi. Le musée de l'oeuvre de Sainte-Croix présente
un crucifix peint par Cimabue, hélas sérieusement endommagé par la crue
de 1966.
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Florence possède d'autres monuments et
églises à ne pas manquer. L'ancien entrepôt de blé d'Orsanmichele
(XIVe siècle) renferme une belle collection de sculptures. Dans l'église
de la Sainte Trinité, on peut admirer des fresques et un retable
de Ghirlandaio. Le même artiste a peint la Cène de l'église Ognissanti.
A Santa Maria Novella, la Trinité de Masaccio offre un bel
exemple des techniques de la perspective. L'église Santissima
Annunziata se dresse sur la charmante place du même nom agrémentée
de fontaines baroques. Le couvent et musée de Saint-Marc arborent
des fresques exécutées par le dominicain Fra Angelico qui y vécut. L'église
Santo Spirito, dernière commande de Brunelleschi, recèle, entre
autres trésors, une madone de Filippino Lippi. A l'angle de Santa Croce
se trouve la casa Buonaroti, une maison achetée par Michel-Ange
mais qu'il n'habita jamais. Elle contient des copies du maître dont
l'original est conservé à la galerie de l'Académie : le David
dans toute sa splendeur. |
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La piazza San
Lorenzo
Cet endroit plein de charme évoque l'âge
d'or de Florence sous la férule de Côme l'Ancien, mécène des arts. L'église
Saint-Laurent, commencée vers 1420 par Brunelleschi, est considérée
comme un pur exemple du style Renaissance florentin. La façade est, dépouillée
de tout ornement, laisse apparaître sa structure en brique. Ancienne
paroisse des Médicis, l'édifice constitue la dernière demeure de
nombreux membres de cette famille. Donatello, qui dessina les chaires de
bronze, goûte le repos éternel dans l'une des chapelles. En traversant
le cloître, on atteint la bibliothèque Laurentienne et son
majestueux escalier conçu par Michel-Ange. Les somptueuses chapelles Médicis
s'ornent de marbres précieux et de pierres dures. Autre ouvrage de
Michel-Ange, la Nouvelle Sacristie sert d'écrin aux tombeaux de Julien et
de Laurent II de Médicis. Des sculptures allégoriques du Jour et de la
Nuit, du Crépuscule et de l'Aurore, veillent respectivement sur eux.
A travers leurs vieux portails en bois,
vous apercevrez les cours intérieures des palais qui bordent la place.
Dans les parages, le marché central est l'endroit où acheter des
articles en laine et en cuir, surtout si vous aimez marchander. |
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Le palais et
musée du Bargello
Il contient la plus vaste
collection italienne de sculptures Renaissance. A noter en particulier le Bacchus
ivre de Michel-Ange, le David de Donatello ainsi que les
dessins de Brunelleschi pour les portes du baptistère. Cette massive
construction du Moyen Age abrita jadis la résidence du podestà, puis
celle du bargello, le chef de la police. Non loin de là, la maison
de Dante se consacre à la vie du célèbre poète florentin.
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Le
palais Pitti
Situé sur l'autre rive de l'Arno, cet
imposant palais (XVe siècle) fut dessiné par Brunelleschi pour la
famille Pitti. Ses rivaux, les Médicis, ne tardèrent pas à se
l'approprier. A l'intérieur, leur vaste collection d'art comprend des
tableaux de grands maîtres de la Renaissance italienne dont un
remarquable ensemble de toiles de Raphaël et du Titien. Les appartements
royaux restaurés mettent en évidence la vie fastueuse des anciens
occupants et celle de la maison de Savoie qui leur succéda. Le bâtiment
renferme aussi une galerie d'art moderne. Si les palais vous séduisent,
l'impressionnant palazzo Strozzi mérite le détour ainsi que le palais
Rucellai, réalisé par Leon Battista Alberti et transformé en musée
de la photographie, et le palais Pazzi attribué à Brunelleschi.
Derrière le palais Pitti s'étend l'élégant
jardin Boboli. Fontaines, bassins, massifs géométriques et terrasses
bordées d'arbres forment un cadre typiquement Renaissance. Une grotte
artificielle ajoute une touche insolite au parc. Au sommet de la colline
se dresse le fort du Belvédère en forme d'étoile. Les
courageux peuvent emprunter la via del Belvedere pour rejoindre le piazzale
Michelangelo et son point de vue magique sur Florence. |